Dans la tête d’une illustratrice

Bonjour tout le monde,

pas mal de boulot en ce moment, il faut fignoler l’exposition du 9 juin et préparer le festival du 14 juin. Mon exposition s’intitulera « Dans la tête d’une illustratrice : de l’idée à la conception d’un album jeunesse » et parlera de mon parcours pour arriver à faire imprimer deux petits albums jeunesse.

Elle se présentera sous forme de 6 panneaux imprimés sur bâche (35*70 cm) et de 13 originaux encadrés. Logiquement, il faudra 3 vitrines de commerçants pour l’accueillir puisqu’elle se décomposera ainsi :

Panneau 1 : qu’est-ce qu’un illustrateur / le local / le matériel/ les rencontres

3 originaux encadrés de Petit Homme

Panneau 2 : l’album Petit Homme / le fil conducteur / l’as de la récup’

illustrationpourlesenfants_expo_ussel2 expo_ussel1

——————

Panneau 3 : l’autoédition qu’est-ce que c’est ? / Le Petit livre des cacas, un album jeunesse autoédité

4 originaux du Petit livre des cacas

Panneau 4 : le fil conducteur / techniques utilisées / faire et refaire, c’est toujours illustrer

illustrationpourlesenfants_expo_ussel4 expo_ussel3

——————

Panneau 5 : D’où viennent les idées ? / Techniques utilisées / Comment se compose une illustration de Lili Radis

3 originaux de Lili Radis et 3 originaux d’ étiquettes de bière

Panneau 6 : illustrer c’est communiquer / techniques utilisées / communiquer, c’est prendre en compte le public ciblé

illustrationpourlesenfants_expo_ussel6

L’exposition reprend en partie le contenu de ce blog, mais en plus neutre pour que l’on apprenne des choses en général sur l’activité d’illustratrice et sur le parcours du combattant pour mener un projet à bout.

J’espère que cela plaira !

Publicités

Une expo pour bientôt

Bonjour-bonjour à tous !

Comprenez le souhait « passez une bonne journée »ou l’affirmative « le jour est bon », pour moi il l’est, c’est sûr !

Je vais monter ma toute première exposition, sur le parcours d’une illustratrice amatrice, et sur la façon dont on passe du bidouillage à la maison à la réalisation d’album jeunesse, d’affiches ou d’étiquettes.

Youpi !!!!

L’expo sera visible dans la ville d’Ussel du 9 au 21 juin 2014, dans les vitrines de certains commerçants. Elle a été commandée par l’association des Zincorréziens à l’occasion du 3e festival Zinzins de lecture, et sera ensuite amenée à tourner dans des établissements scolaires ou des bibliothèques.

Re-Youpi !

Mieux encore : il y a un petit encart dans le programme du festival pour l’annoncer :

illustrationpourlesenfants s'expose dans Ussel !
illustrationpourlesenfants s’expose dans Ussel !

N’hésitez pas à flâner dans les rues commerçantes d’Ussel pour découvrir les panneaux de l’exposition ainsi que des originaux de Petit Homme, du Petit Livre des Cacas, de Lili Radis ou encore des étiquettes de bière !

Pour plus de précisions sur le programme des Zinzins, un coup d’œil par ici : zincorreziens.wordpress.com

A bientôt !

Bilan des vacances

Bonjour !

Aujourd’hui, mon article va ressembler à un bilan : qu’est-ce que j’ai fait pendant ces vacances ? Fastoche, j’ai crocheté !

Ouille les doigts ! ça crochète sévère par là !
Ouille les doigts ! ça crochète sévère par là !
  1. J’ai fini une couverture au crochet en forme d’étoile pour mon garçonnet, inspirée d’un jeu vidéo bien connu. Long travail de plusieurs mois, je suis contente du résultat et ça plaît au principal intéressé. Youpi !

  2. J’ai enchaîné sur un doudou-Spiderman toujours pour le même enfant. C’est pas que je le porte dans mon cœur, hein, le Spiderman, mais quand au réveil on vous demande « Dis Maman, tu peux me fabriquer un doudou Spiderman pour mon plaisir ? » eh ben je ne peux pas faire autrement que de répondre oui. (pour les crocheteuses, les tutos de la couverture et du doudou Spiderman ont été découverts sur le super site de Tiamat : http://tiamatcreations.com/category/tutoriels-et-patrons-crochet/)

  3. J’ai crocheté des globes oculaires. Un avec une iris bleue qui est monté en bague et trois autres (iris grise, marron et bleue) montés en collier. Je n’ai pas lésiné sur le rouge pour les vaisseaux sanguins. C’était pour mon déguisement d’Halloween et c’était franchement beurk mais quel effet !

  4. J’ai aussi terminé un dessus de tabouret qui pourrait faire mémère mais non, en fait c’est juste assez vintage pour être regardable.

Et les dessins dans tout ça ? J’ai fignolé mon affiche et mon flyer pour le concours dont je vous ai parlé précédemment. Je vous concocte un p’tit article dessus bientôt-bientôt.

Et l’album du caca ? Que de questions, que de questions… J’ai commencé à recevoir d’autres réponses –négatives- et une comme quoi « les deux seules lignes jeunesse développées sont sur l’antisexisme et une ligne éditoriale bilingue ».

Bon.

Mince, au lieu de crocheter comme une araignée, j’aurais pas pu traduire mon Petit livre des cacas pour qu’il soit écrit en français et en anglais ? Heu… I let you down, I’ve something to do… See you next week !

Phase finale : l’envoi aux éditeurs

Bonjour-bonjour !

Aujourd’hui, je vais vous parler de la phase la plus attendue et la plus redoutée d’un travail : l’envoi aux éditeurs. Lorsqu’on débute un boulot d’illustration, c’est bien avec l’espoir pas si secret que ça de se faire éditer. Le rêve : tu envoies tes dessins, on te contactes et on te dis « C’est ça que je veux ». Le rêve. Dans la réalité, lorsque je sors de ma bulle imaginaire, souvent, ça ne se passe pas ainsi. J’ai déjà envoyé la maquette de Petit Homme et des Cahiers de Salomé à une cinquantaine d’éditeurs jeunesse, pour un résultat peu réjouissant : une bonne vingtaine d’adresses mail ne fonctionnent pas, sur les trente qui restent j’ai dû recevoir, je pense, une petite dizaine de réponses, toutes négatives. Un seul éditeur m’a fait parvenir une vraie réponse personnalisée, à chaque fois encourageante sur le choix des couleurs ou la douceurs des illustrations, mais ça s’est arrêté là.

Cependant je ne baisse pas les bras. J’ai donc aujourd’hui expédié la maquette du Petit livre des cacas à la même cinquantaine d’éditeurs, les mêmes adresses ne fonctionnent pas et j’ai déjà reçu des réponses automatiques comme quoi « La ligne éditoriale pour 2013 est bouclée » ou encore « vu le nombre vertigineux de manuscrits que nous recevons, cette adresse est momentanément indisponible depuis juin 2013 ».

Bon.

De toute façon, il faut garder espoir, se dire que dessiner c’est s’améliorer, et de toute façon on passera par la case « autoédition », comme pour le précédent. Je vous tiendrais au courant, logiquement on recevra notre petit album pour Décembre !

En attendant, pourquoi pas, une bonne nouvelle d’un éditeur, un vrai…

Oups, ça fait peur...
Oups, ça fait peur…

Anecdote mode : Vous noterez sûrement le petit short en velours milleraies marron que je porte, qui a le double avantage de faire de jolies jambes et de ne m’avoir rien coûté du tout car j’ai oublié de le déposer sur le tapis roulant de la grande surface où je comptais l’acheter. Je m’en suis rendu compte sur le parking, pas avant, promis ! (et ceux et celles qui me connaissent pourront plaider en ma faveur : j’aurais été rouge de honte si j’avais réellement essayé de gruger la vendeuse).

Les cahiers de Salomé. Octobre 2012 à mai 2013 : éditeurs et imprimeurs.

Là, la partie attente commence. On a envoyé notre fichier électronique à une bonne quarantaine d’éditeurs jeunesse. J’avais préparé un beau tableau « date d’envoi, adresse mail, contact, réponse » et tout le tralala qui ne s’est pas bien vite rempli, et quand tel était le cas c’était pour des réponses négatives. Car il faut savoir que tous les éditeurs ne répondent pas, c’est pénible mais c’est comme ça. C’est jamais facile de voir son travail refusé mais au bout d’un moment ça pousse à se prendre en main : qu’est-ce qu’on fait de ces 7 mois de travail ? On se dit tant pis et on laisse tomber ? A non ! Alors on se tourne vers l’auto-impression : trouver un imprimeur et se lancer dans les choix de papier, de grammage, de reliure et de finition, toujours en faisant des concessions, pour essayer d’avoir un objet-livre qui correspond vraiment à notre idée. Ben là, c’est le moins simple en fait. Ca prend du temps, il y a beaucoup d’espoirs déçus. Il faut dire qu’on était vraiment novices. Un seul conseil ? DEMANDER DES BAT (Bon à Tirer) papier !!!! Impossible de se rendre vraiment compte du rendu final si on ne le voit pas avant. Tous les imprimeurs ne le font pas, ça prend plus de temps mais c’est vraiment indispensable. Pour notre exemple :

* Couverture impression quadri mat, pelliculée 330gr

* Pages intérieures : impression quadri recto-verso 200 gr

* reliure spirale couleur bronze

Et si tu ne sais pas parler imprimeur, tu es perdu, sache-le ! Heureusement, il y a du résultat !

Spirale bronze 26 cm.
Spirale bronze 26 cm.

Heureusement pour nous, après de nombreuses déconfitures, on a trouvé par Internet les imprimeries Jouve qui nous ont aidé, conseillé et on fait vraiment du bon travail. On recherchait avant tout une impression en France, et bien sûr un devis pas trop cher pour 100 exemplaires de notre album.

Bon à savoir : il faut aussi demander un n° d’ISBN pour le livre, sur le site de la BFM, penser à un prix qui permet de rentabiliser l’investissement mais qui ne soit pas excessif. Une fois le prix imprimé au dos de l’album, le livre ne pourra pas être vendu ni plus cher, ni moins cher.

isbn

Or si on laisse l’album en dépôt en librairie, le libraire va prendre une marge de 30% sur le prix de vente, celui imprimé au dos. Il faut donc bien calculer avant ! Encore 7 mois d’attente avant de recevoir, enfin, notre cher album par livreur. Et c’est bien mais pas top : on a laissé filtrer quelques coquilles, l’illustration de la 1ère de couverture ne va pas jusqu’en bas et la 4ème de couverture a un défaut. Et quand on ouvre, il y a des encadrés qui ne doivent pas être là. Argghh, on pourra pas vendre le livre à 8 euros dans cette version…