Youpi, il est arrivé !

Mais qu’est-ce que c’est que ce livre de m**** ? (autocensure étoilée, mon article peut débuter.)
Oh eh dis-donc, on va pas commencer comme ça, hein ! C’est pas un livre de crotte, c’est un petit album SUR les crottes d’abord ! Eh oui, ça y est, Le petit livre des cacas est imprimé, à la bonne adresse expédié et savez-vous quoi, il n’y a eu cette fois-ci aucun soucis !

5 livres des cacas , Non, 150 !!!
5 livres des cacas , Non, 150 !!!

Je suis donc fière voire légèrement émoustillée de vous en faire présentement la réclame : ce petit livre a été écrit pour les enfants mais pas que (tu sais ce qu’est, toi le grand lecteur, un turricule ?), arbore une couverture soyeuse et satinée, un dos carré-collé comme on n’osait plus en rêver, et pendant 25 pages durant on suit l’itinéraire de deux enfants curieux. Un garçonnet, accompagné de son Doudou-Chat (c’était l’époque où le Doudou Spiderman n’était pas encore sorti de mon crochet…) et une fillette avec son Doudounours découvrent les excréments laissés ça et là dans la nature, mais par quels animaux ?
“ Dis Maman, c’est quoi ce caca ” ? se demandent-ils à tour de rôle. La réponse fuse sur la page suivante et vous permettra de différencier aisément une fumée d’une moquette, détail pratique pour briller lors d’une balade boisée ou d’un dîner arrosé.
150 exemplaires du Petit livre des cacas sont dès à présent disponibles, en vente à la librairie Robineau de Bort-les-Orgues, à la maison de la presse de la même ville ou auprès de moi-même (contact via les commentaires de ce blog ou en direct si on se connaît !) et de l’auteure.

illustrationpourlesenfants_livre-cacas
4ème de couverture

Le prix ? Ce chouette album est disponible au prix de 8 euros + 1,50 euros de frais de port si nécessaire et un joli marque-page sera offert avec chaque livre.
Les 100 exemplaires de notre dernier album Les cahiers de Salomé se sont vendus en à peine plus d’un mois, et c’est bientôt Noël alors n’hésitez pas à offrir un cadeau de crotte !
Trêve de plaisanterie, et, soit dit en passant, deux fois le même jeu de mots dans le même article c’est AU MOINS une fois de trop… Il ne me reste plus qu’à ajouter qu’une dédicace dessinée peut être ajoutée sur demande, il suffit alors de préciser le prénom souhaité.
Happy vendredi, et à très vite !

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Phase finale : l’envoi aux éditeurs

Bonjour-bonjour !

Aujourd’hui, je vais vous parler de la phase la plus attendue et la plus redoutée d’un travail : l’envoi aux éditeurs. Lorsqu’on débute un boulot d’illustration, c’est bien avec l’espoir pas si secret que ça de se faire éditer. Le rêve : tu envoies tes dessins, on te contactes et on te dis « C’est ça que je veux ». Le rêve. Dans la réalité, lorsque je sors de ma bulle imaginaire, souvent, ça ne se passe pas ainsi. J’ai déjà envoyé la maquette de Petit Homme et des Cahiers de Salomé à une cinquantaine d’éditeurs jeunesse, pour un résultat peu réjouissant : une bonne vingtaine d’adresses mail ne fonctionnent pas, sur les trente qui restent j’ai dû recevoir, je pense, une petite dizaine de réponses, toutes négatives. Un seul éditeur m’a fait parvenir une vraie réponse personnalisée, à chaque fois encourageante sur le choix des couleurs ou la douceurs des illustrations, mais ça s’est arrêté là.

Cependant je ne baisse pas les bras. J’ai donc aujourd’hui expédié la maquette du Petit livre des cacas à la même cinquantaine d’éditeurs, les mêmes adresses ne fonctionnent pas et j’ai déjà reçu des réponses automatiques comme quoi « La ligne éditoriale pour 2013 est bouclée » ou encore « vu le nombre vertigineux de manuscrits que nous recevons, cette adresse est momentanément indisponible depuis juin 2013 ».

Bon.

De toute façon, il faut garder espoir, se dire que dessiner c’est s’améliorer, et de toute façon on passera par la case « autoédition », comme pour le précédent. Je vous tiendrais au courant, logiquement on recevra notre petit album pour Décembre !

En attendant, pourquoi pas, une bonne nouvelle d’un éditeur, un vrai…

Oups, ça fait peur...
Oups, ça fait peur…

Anecdote mode : Vous noterez sûrement le petit short en velours milleraies marron que je porte, qui a le double avantage de faire de jolies jambes et de ne m’avoir rien coûté du tout car j’ai oublié de le déposer sur le tapis roulant de la grande surface où je comptais l’acheter. Je m’en suis rendu compte sur le parking, pas avant, promis ! (et ceux et celles qui me connaissent pourront plaider en ma faveur : j’aurais été rouge de honte si j’avais réellement essayé de gruger la vendeuse).

De l’idée… au rendu final

Bonjour !

C’est mercredi, c’est blog party ! Récemment j’ai trié toutes mes images concernant Le petit livre des cacas puisque ce dernier est en cours de finition (mon classement en gros : un grand dossier « ancien », un petit dossier « final »). Et en voyant les différentes étapes d’une même illustration, je me suis dit que j’allais vous concocter un petit article sur l’évolution d’une image. On prend au hasard l’image qui représente la fillette et la fiente d’oiseau. Déjà pourquoi l’oiseau est-il un pigeon et pourquoi défèque-t-il sur le chapeau de la fillette ? Tout simplement parce que cela m’est arrivé maintes fois, notamment lors d’un voyage scolaire en Angleterre. Sympa devant les élèves… Je n’aime pas les pigeons. Ils me le rendent bien. Bref, la situation s’imposait d’elle même.

Voici donc quatre étapes différentes pour la même illustration :

4 versions de la même fiente de pigeon (pôvre enfant...)
4 versions de la même fiente de pigeon (pôvre enfant…)

Le tout premier jet est vraiment rapide, pour présenter l’idée comme elle me vient et pour pouvoir entamer une discussion avec l’auteure, savoir si on part bien sur les mêmes envies.

Le deuxième est plus fignolé, il est peint puis cerné de noir sur un papier dessin à grain pour un joli rendu.

Puis je le découpe (pffiou c’est long…) et le colle sur le fond choisi pour les pages de l’album. On a décidé de ne pas alourdir l’image en retirant le « ploc » qui n’apportait finalement pas grand chose à la compréhension. De même les ombres sous le doudou sous la fillette sont enlevées.

4ème étape, l’image est insérée sur un logiciel, mise à la bonne taille et j’y ajoute le texte et le numéro de page si nécessaire, ainsi que des éléments naturels (cailloux) et les quelques fientes qui tombent du ciel (ploc…).

Et voilà le travail ! La semaine prochaine, je vous présenterais mon « bureau de travail »… Tchao !